Il n’y a aucune raison pour que les « rebelles » syriens dits modérés se battent contre Daesh

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Tous les subterfuges ont été utilisés pour accréditer le fait que les Etats-Unis et ses alliés mènent une guerre sans merci contre Daesh. Le stratagème le plus réussi a été celui qui a fait admettre l’idée farfelue selon laquelle la puissance des Etats-Unis était telle qu’ils pouvaient mener une guerre sans engager de troupes. Selon cette idée, la guerre contre Daesh se résume à quelques frappes aériennes par-ci, par-là, en appui aux « rebelles modérés » syriens.

Etant donné qu’aucune guerre ne peut se mener sans soldats, il est étalé à longueur de colonnes dans les grands médias que les troupes utilisées par proxy dans la guerre en Syrie sont représentées par des Syriens rebelles se battant pour la démocratie contre le gouvernement en place, avec l’aide de mercenaires étrangers. Si nous considérons cette hypothèse, cela signifie que l’objectif de ces rebelles est d’éliminer le président actuel, Bachar Al Assad et de prendre le pouvoir central à Damas. Jusque-là les choses paraissent claires. La guerre en Syrie se définirait alors comme une guerre civile avec, d’un côté des Syriens armés et, de l’autre, le gouvernement de Damas.

Comment alors situer la guerre contre le terrorisme en général et Daesh en particulier ? Daesh, Al Qaïda et divers autres groupes terroristes aux noms exotiques, tous composés d’étrangers, combattent également le pouvoir en place à Damas. N’étant pas Syriens, ce ne sont donc pas des rebelles. Mais bien que n’étant pas Syriens, leur objectifs est exactement le même : faire tomber le gouvernement.

Il est évident que tout ce qui pourrait affaiblir l’armée arabe syrienne ne pourrait que renforcer les rebelles dont nous parlions plus haut. Tous les coups portés par Daesh, Al Qaida et autres terroristes étrangers ne pourrait qu’être accueillis avec la plus grande joie par ces fameux rebelles. Ces derniers n’ont aucune raison particulière de s’en prendre aux groupes terroristes. Il serait même totalement absurde de leur déclarer la guerre.

C’est pourtant ce que veulent faire croire les pays atlantistes et leurs médias. Selon eux, dans leur guerre contre Daesh, leurs troupes par proxy seraient ceux qu’ils appellent les « rebelles syriens » dont nous avons pourtant vu que le combat est principalement et uniquement dirigé contre le gouvernement légitime de la Syrie légitime, et ne peut, en aucun cas, se retourner contre Daesh. Ce simple constat débouche sur des conclusions assez claires. Si la coalition anti-Daesh dirigée par les Etats-Unis ne dispose pas de troupes pour mener sa guerre contre le terrorisme, on peut affirmer, sans tourner autour du pot, qu’ils ne mènent aucune guerre contre le terrorisme.

Cela signifie également que ces « rebelles » que les Etats-Unis s’évertuent à qualifier de  « modérés », seraient considérés comme terroristes par n’importe quel tribunal sur cette planète, ne serait-ce que parce qu’ils travaillent main dans la main avec des groupes reconnus juridiquement comme terroristes. Au-delà des considérations juridiques, tous les efforts déployés par les pays atlantistes montrent qu’il s’agit de combattants au sol à leur service dans la  guerre qu’ils mènent contre la Syrie. Ils font partie des troupes engagées dans le conflit, au même titre que Daesh, Al Qaida et les autres. Les divers noms exotiques qui leur ont été attribués ne sont que la désignation de diverses brigades, divisions ou corps d’armée d’une même armée. Ils se seraient nommés 1ère, 2ème, 3ème … brigade ou division de l’armée des mercenaires de l’OTAN, ce serait exactement la même chose.

Si l’on ramène tout ceci à nos préoccupations actuelles en France, en Belgique ou en Allemagne, concernant le terrorisme, les discours des dirigeants politiques désignant Daesh sonnent totalement faux. L’unanimité même de ces discours bidon et des thèmes qu’ils abordent nous amène à penser que ce n’est pas pour faire oublier quelques déboires politiques internes, mais bien un plan concerté sur une échelle plus large qui dépasse les frontières.

Source: http://reseauinternational.net/il-ny-a-aucune-raison-pour-que-les-rebelles-syriens-dits-moderes-se-battent-contre-daesh/#comments

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